Monday, February 6, 2017

Haïti: coup de filet contre un réseau de trafic humain et pédophile






La police haitienne a arrêté une douzaine de personnes
Dimanche 5 février 2017 , la police haïtienne, la brigade de protection des mineurs et le parquet de Port-au-Prince, assistés par des policiers des Nations-Unies ont  arrêté 12 personnes  sur la Nationale #1 au Kaliko Beach Club, une station balnéaire  située à 60 kilomètres  de Port-au-Prince, où 33 femmes dont vingt mineures étaient sur le point d'être vendues, selon les premières informations dévoilées par la justice.
 
"Nous avons trouvé 33 filles, dont 20 mineures, entassées dans une chambre de l’hôtel  Kaliko  Beach, et, dans une autre chambre , il y avait 12 personnes, quatre femmes et huit hommes, avec ce qui semble être de la marijuana et de la cocaïne", a expliqué ce matin Danton Léger, le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, l'équivalent du procureur en Haïti.
 
"La semaine dernière, nous avons eu l'information que des filles allaient être vendues 300 dollars par tête", a affirmé M. Léger, refusant de fournir davantage de détails quant au nombre de personnes impliquées car l'enquête est encore en cours.
 
Selon les premiers témoignages recueillis par la police, les jeunes filles, certaines âgées d'à peine 13 ans, avaient été amenées dans le centre hôtelier sur la promesse d'une fête en mer.
 
Dans la chambre occupée par les adultes, la police a saisi un ordinateur contenant des vidéos à caractère pédopornographique qui tendent à prouver que "ces gens étaient habitués à ce genre d'exploitation", selon Danton Léger.
 
Depuis le vote d'une loi à l'été 2015, toute personne reconnue coupable de traite d'êtres humains en Haïti est passible d'une peine de prison de sept à 15 ans et d'amendes maximales de 1.500.000 gourdes (un peu plus de 22.000 dollars américains).Mais Haïti figure toujours sur la liste noire du département d'Etat américain des pays pratiquant la traite de personnes, avec le Surinam, la Birmanie, Djibouti, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, le Soudan, le Turkménistan et l'Ouzbékistan.
 
Le dernier rapport américain sur la question, émis en juin 2016, souligne les «efforts minimes» du gouvernement haïtien pour identifier et aider les victims.

Source : AFP
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