Friday, November 20, 2015

Jovenel Moise en 4e position selon les résultats d’une étude internationale

Dans un article publié par «Associated Press», l’auteur Ben Fox a analysé un sondage réalisé par un groupe de recherche indépendant.

L’étude fait état d’une grande méfiance du public haïtien par rapport aux résultats électoraux au premier tour des élections présidentielles en Haïti.  Ce constat est, selon l’auteur, de nature à alimenter les protestations lancées par les partis de l’opposition pour un nouveau dépouillement des résultats contestés.

Des équipes de chercheurs de l'Institut Igarape, basé au Brésil, ont mené des sondages de sortie des urnes le jour des élections le 25 octobre 2015. Cette institution a ensuite fait le suivi avec les mêmes électeurs après la publication des résultats préliminaires, le 5 novembre. «L’Institut Igarape a constaté que la confiance du public dans le processus avait chuté entre les deux dates», lit-on dans cet article publié sur le site http://bigstory.ap.org/

Dans le sondage de sortie des urnes, 82 pour cent des électeurs étaient d'accord avec l’affirmation : «Pour autant que je peux voir, cette élection est juste, il n'y a pas de fraude».  Mais dans le suivi, la conclusion était presque à l'opposé car près de 90 % des électeurs étaient en désaccord avec le même énoncé.

« Le sondage affiche également un résultat curieux. Lorsqu'on a demandé aux électeurs qui ont-ils choisi  parmi les 54 noms sur le bulletin de vote, un peu plus de 6 pour cent ont déclaré avoir voté pour le candidat soutenu par le gouvernement, Jovenel Moïse, le plaçant en quatrième position. Mais les résultats préliminaires annoncés le 5 novembre disent qu'il est venu en tête avec près de 33 % du vote, Jude Célestin le suit avec 25% des voix », écrit  l’auteur.

L’Institut Igarape explique aussi qu’il n’est pas inhabituel que les sondages sortent des chiffres qui varient par rapport au vote réel. Cette étude ne prouve pas que les résultats préliminaires du Conseil électoral provisoire (CEP) sont inexacts, a déclaré Robert Muggah, le directeur de recherche de l’institut. Cependant, Il estime nécessaire de poursuivre une enquête au plus haut niveau du CEP.
Au moins, cette étude soulève des questions à propos de la perception des gens quant à la crédibilité des résultats, selon M. Muggah.
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