Saturday, September 6, 2008

Quand des jérémiens chiffonnent la douce quiétude d'une banlieue nord de (N.Y)

Quand des jérémiens chiffonnent la douce quiétude d'une banlieue nord de (N.Y)

Par:Max Dorismond mx20005@yahoo.ca 
  

Dans la tiédeur tranquille d'un après midi d'été (16 août 2008), à Monsey, au nord de New-York,  une jeune et jolie demoiselle prénommée Malory célébrait son « Sweet sixteenth birthday ». Ce fut un après midi  de rêve dans cette banlieue huppée, d'une douceur de vivre à vous couper le souffle… Des arbres gigantesques: des conifères, des cyprès, des ormes…etc.  Toute la gente arboriforme s'y est donnée rendez-vous  en prélude à un avant-goût du paradis. Les riches demeures étalées sur de vastes étendues de terrains bordés de fleurs confèrent à cet endroit sa poétique nomination.



alt
Parnel Clédanor allias Malou

Deux limousines (Hummer) d'une longueur démesurée, débarquèrent une vingtaine d'amis de Malory, garçons et filles habillés de bleu et blanc devant la spacieuse salle de réception, du «Colonial Manor», décorée de tous ses apparats et brillant de tous ces feux pour la circonstance. Dans la salle attenante, un cocktail fut offert. Originaires de Jérémie,  les parents de la belle du jour, M. Fontenel Lemite Pierre et sa gracieuse épouse, Sherley Dorismond Mondésir, trinquaient avec les invités. Entre temps plusieurs serveurs offraient de fins canapés ou d'exquises bouchées séduisant le délice des fins palais.

Quelques minutes plus tard quand un majordome ganté de blanc invita le public à pénétrer dans la salle de réception, ce fut l'apothéose. Une musique Hip hop, guida le pas de danse feutrée des jeunes  ouvrant une allée d'honneur invitant la fêtée à y participer. Dans une chorégraphie à faire pâlir les plus célèbres ballerines du monde, tous les jeunes  se sont surpassés sous la supervision d'une entraîneure chevronnée. Après  une heure d'extase et  d'euphorie, le public choyé en redemandait.

La surprise jérémienne: Au fond de la salle, une puissante et langoureuse voix se fit entendre dans l'interprétation de «My Way» de Frank Sinatra. Oh surprise de surprise! On croirait apercevoir le  Crooner en personne, tant l'interprétation fut fidèle à l'original.

Devinez! C'est Un Jérémien:  Parnel Clédanor, «Malou» pour tout un chacun, Malou, la coqueluche jérémienne qui avait bercé notre jeunesse dans les années 60-70. Des applaudissements fusent de tous les coins. Plus tard, il entonna la chanson « Redis-moi Malory» pour faire plaisir à la princesse. Ce n'était pas la fin.Le lendemain, dimanche après midi, ce fut le barbecue dans la vaste demeure des Lemite-Pierre, où Malou allait s'éclater. Musicien de talent, instrumentiste hors pair, charmeur, diseur, chanteur polyglotte, il puisa les meilleures balades de son riche répertoire qui avait fait le bonheur de notre génération. Nous avions revécu Jérémie dans sa splendeur et dans sa décadence : nos rêves de jeunesse, nos amours, nos peines et nos chagrins, Versailles et ses kermesses, La Pointe et ses goélands, Bordes et ses arbres fleuris, Le Pont de Buvette,  l'Anse d'Azur  et son sable blanc,  le Lycée Nord-Alexis, le collège Saint Louis, La place Alexandre Dumas, l'église Saint Louis, … tout y passe.

Sa voix et sa musique, ne laissant personne indifférente, attirèrent les voisins curieux qui s'approchèrent pour s'enquérir du phénomène. Étant américains, ils croyaient entendre, eux aussi, leur idole de jeunesse, Sinatra, Elvis, Engelbert Humperdinck…etc. A leur interrogation, on leur apprenait que ce fut un trio d'haïtiens, en la personne de: Michel Grand-Pierre (Kéké),  Joseph Calvert (Joe) et Parnel Clédanor (Malou), le crooner. Ils n'en revenaient pas.

Ainsi, le jeu en valait la chandelle. Monsey, selon moi, peut être troublé cent fois, mille fois, tant que ces jérémiens demeurent dans les parages. Leur apport, ce jour là, ne faisait qu'amplifier et perpétuer la douceur de vivre de ce coin de paradis à la frontière du melting pot qu'est New York. C'était tellement envoûtant que Monsey en réclama un BIS.

Maintenant, de concert avec «Radio Haiti Connexion», nous vous proposons ci-dessous quelques chansons extraites de son répertoire, pour vous donner un aperçu de ce chansonnier d'une grande dextérité vocale dans des interprétations difficiles qu'il a su maitriser avec beaucoup de finesse. Ce sera une découverte pour certains amants de la musique mélodieuse, qui, nous demeurons persuadés, resteront ébahis de n'avoir pas su découvrir ce charmeur du temps où il évoluait en Haiti vers les décennies 60-70. (Malou vit à New-Jersey, USA).

C'est un  musicien que vous les mélomanes avertis  "Ayisyen Natif Natal" , prendrez plaisir à écouter. Je vous l'assure !!!

A présent, veuillez cliquer sur l'icône respectif au titre, pour un téléchargement automatique dans votre media player. Vous pouvez réclamer ses deux derniers albums à l'adresse suivante: maloupc@gmail.com  ou au No: 973 207-4310


Conception: Herve Gilbert pour RHC
Post a Comment