Thursday, February 26, 2015

Une marche historique pour dire non à la barbarie et au racisme contre nos compatriotes en Dominicanie

Des avocats en toge participant à la marche du 25 Février
Plusieurs  milliers de personnes, issus de secteurs divers  ont participé ce mercredi 25 Février 2015 à une  marche pour la dignité organisée à l’initiative de différentes associations de la société civile dont le collectif du 4 décembre.

Cette marche visait particulièrement à dénoncer la barbarie des ultranationalistes dominicains contre des ressortissants haïtiens vivant de l’autre côté de la frontière.

La marche silencieuse avait débuté sur la  place Dessalines au Champ-de-Mars en présence de nombreux dirigeants politiques, entre autres Charles Henry Baker, Maryse Narcisse et Myrlande Manigat, des parlementaires et anciens parlementaires, des avocats en toge, des musiciens et de nombreux autres citoyens.


Vue partielle de la marche 

Ils ont tous dénoncé les traitements inhumains infligés aux Haïtiens en République dominicaine et appelé le gouvernement haïtien à prendre des dispositions de nature à mieux défendre les intérêts des expatriés.



La marche s’est d’abord dirigée vers le ministère des affaires étrangères où les organisateurs ont remis au chancelier Duly Brutus, une déclaration signée par de nombreux citoyens dénonçant les violations des droits des Haïtiens en République dominicaine.

C’est le directeur de l’ISC, Rosny Desroches, également membre du collectif du 4 décembre qui a lu la déclaration. Elle met en évidence le fait que les gouvernements des deux pays aient minimisé l’ampleur du crime commis contre Heny Claude Jean  et la campagne anti-haïtienne qui s’est renforcée ces derniers temps de l’autre côté de la frontière.

Une attitude de nature à encourager la perpétration d'actes xénophobes contre les ressortissants haïtiens en république voisine.
Le ministre Duly Brutus a salué la solidarité des Haïtiens notamment après les évènements de Santiago (meurtre suivi de  pendaison de Henry Jean Claude Jean ) et d’Elias Piña (assassinat de Louis Jose dont le cadavre a été brûlé.

Une solidarité indispensable à la construction de la nouvelle Haïti, a souligné le chancelier plaidant en faveur de la paix sociale et de l’unité nationale.

Plusieurs des participants dont le sénateur Steven Benoit et  l'ancien sénateur Moïse Jean-Charles ont souligné la nécessité que l'Etat  haïtien assume ses responsablités en créant les conditions susceptibles d'encourager les Haïtiens à rester dans leur pays. Moïse Jean-Charles a surtout insisté sur la nécessité de la poursuite de la lutte visant à écarter le président Martelly du pouvoir , en vue d'un changement des conditions de vie de la population.
Un groupe a descendu et brulé le 
drapeau dominicain à P-Villle   

Puis la marche  s’est dirigée vers l’ambassade de la république dominicaine à Pétion-Ville où un groupe a descendu et brûlé le drapeau dominicain.

Cependant, une délégation a été reçue par l’ambassadeur dominicain en Haïti Ruben Silie Valdez. 

Les représentants des organisations haïtiennes ont exprimé leur désapprobation des actes xénophobes contre les ressortissants haïtiens vivant en république dominicaine.
Ils ont aussi prôné le respect et la paix entre les deux peuples, rappelant qu’Haïti représente un partenaire économique important pour la république dominicaine.



De son côté, l’ambassadeur Ruben Silie a reconnu qu’il s’agissait d’une marche pour la paix  sur l’île et soutient que son gouvernement est conscient des efforts à accomplir pour favoriser une cohabitation harmonieuse des deux peuples.



Des milliers de personnes ont défilé mercredi dans les rues de Port-au-Prince 
pour dire non au racisme et à l’antihaïtianisme en République dominicaine



Autres photos de la marche 



Les enfants de plusieurs écoles ont participé à cette marche historique

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